Vallée de Sirba

Près d’un carrefour
il y a une porte qui claque,
elle ferme ma vue sur une chambre mal éclairée.

Je sens l’odeur rose-blanche,
m’assois et me calme
je tombe en syncope
je n’y vois plus rien.

J’aspire – à tout ce qui brille comme l’or pour toi.
J’aspire – à une vie trop déserte pour flirter l’espoir.

S’embaumer et oublier,
mes jambes sont lâches,
ma bouche sechée.
Je n’y vois que du flou au fond de la cour,
quelqu’un crie mon nom et s’en lave les mains.

Je m’y vois pourrir, à m’épanouir avec ceux,
avec celles qui s’y perdent tout droit.
Une poignée de main, une poignée de billets,
une poignée de secondes, la flamme, un coup de surin.

Sirba ensablée.
C’était bien là mes heures dorées.
Chaleur torride, les yeux fermés.
Je cherche le coup, je flotte, je tombe…

Je n’y vois plus rien, titube et m’entrave
sur le macadam, tire ma révérence.
Les quelques errances qui m’allaient si bien,
je n’en retiens rien, je m’en lave les mains.

Sirba ensablée…